Thomas Chatterton Williams : « je reconnais l’existence du racisme, pas celle des races »



La Croix L’Hebdo : « Écrivain américain vivant à Paris », c’est ainsi que vous vous décrivez. On serait tenté d’ajouter, « né d’un père noir et d’une mère blanche » tant la couleur de peau est centrale dans vos travaux. Mais l’on hésite car vous vous présentez, aussi, comme un « ex-homme noir ». Qu’entendez-vous par là ?

T. C. W. : Affirmer cela ne veut pas dire que je n’aime plus mon père, que je n’écoute plus John Coltrane ou que je ne me sens pas appartenir ethniquement et culturellement à la communauté noire américaine. Je souhaite, en revanche, sortir de la distinction binaire homme noir/homme blanc. Je refuse d’entretenir une construction sociale qui a fait tant de mal. Se définir comme un « ex-homme noir » est un geste symbolique.

Votre dernier ouvrage, Autoportrait en noir et blanc. Désapprendre l’idée de race, a comme point de départ le choc qu’a été la naissance de votre fille, née blonde aux yeux bleus. On s’étonne de votre étonnement… vous qui martelez que la couleur de peau n’importe pas.

T. C. W. : Certes, je suis – quoi que j’en dise – le produit de ma société et je continuais sans doute à l’époque (sa fille a 7 ans, NDLR) à considérer qu’à partir du moment où l’on a une goutte de sang noir, on est « noir ». En cela, découvrir un bébé blond aux yeux bleus à la naissance fut, en effet, un choc, même si sur le plan génétique, ce n’était pas si surprenant, ma mère est blanche, ma compagne aussi…

Mais revenons à la seule question qui vaille : Qu’est-ce qui, dans ma fille, a été préservé de mon peuple – quel qu’il soit –, de mon histoire, de moi-même ? La couleur de peau a été altérée, certes, mais était-ce la dimension la plus importante ? Je ne crois pas.

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Vous appelez à « désapprendre l’idée de race », ce qui vous oppose aux racistes endurcis mais, aussi, aux jeunes militants antiracistes faisant de leur couleur de peau un point cardinal de leur identité. En quoi vous démarquez-vous de ces derniers ?

T. C. W. : Pour moi, on ne peut combattre le racisme qu’en tournant le dos à la catégorie de race. En cela, je me distingue fondamentalement de ces militants qui, selon moi, souscrivent à l’idée d’une sorte d’essentialisme racial. Ils n’adhèrent évidemment pas à l’idée de race en tant que catégorie biologique, mais la revendiquent en tant qu’identité construite socialement. Ils estiment, à ce titre, qu’on doit agir « comme si » les races existaient.

Sauf qu’en perpétuant cette catégorie, les militants du mouvement woke (1) versent dans une nouvelle forme de racisme, en arrivent à réclamer des safe spaces sur les campus universitaires ou à considérer que la poétesse américaine Amanda Gorman ne peut être traduite à l’étranger que par des traductrices elles-mêmes femme et noire…

Je ne suis pas dupe, revendiquer ainsi sa couleur de peau constitue une forme de revanche sur une histoire douloureuse ; c’est se réclamer de quelque chose qui, dans le passé, a été objet de mépris et d’abominable asservissement. Dans les années 1960, le slogan « Black is beautiful » relevait d’une forme de réappropriation que je peux comprendre et participait à l’estime de soi, c’est fondamental.

Il n’empêche, je continue de penser que la couleur de peau n’épouse pas notre identité. Encore une fois, penser de la sorte débouche sur une essentialisation dangereuse. Et même s’ils aboutissent à des conclusions opposées, les wokes ont en commun avec les racistes de réduire les individus à des appartenances raciales figées et déterminantes. Les autres – dont je fais partie – se trouvent, du coup, attaqués des deux côtés !

En tant que métis, vous avez la peau claire… Tiendriez-vous un discours identique si vous étiez davantage victime du racisme ?

T. C. W. : Je l’ai moi-même été, vous savez. Enfant, il est arrivé qu’on me traite de « nègre » ou que tel ou tel prof s’étonne… de mes bonnes notes. Mais, soyons honnêtes, je n’ai pas réellement le souvenir d’en avoir souffert. C’était plus dur en tant que Noir, bien sûr, mais je retirais une forme de fierté à réussir malgré tout.

Et aujourd’hui, en êtes-vous victime ?

T. C. W. : En France, aujourd’hui, il m’arrive d’être pris pour un Arabe… Je suis davantage contrôlé que les autres à l’aéroport – incontestablement ! – mais quand je présente mon passeport américain, d’un coup tout se résout ! Être un Noir américain en France n’a rien à voir avec le fait d’être un Ivoirien ou un Sénégalais. Pour les Français, mon identité principale est nationale avant d’être raciale, c’est un « luxe », j’en suis tout à fait conscient. Je ne subis pas le racisme comme d’autres, c’est évident.

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Reste à savoir si je tiendrais le même discours si j’étais plus foncé de peau. Je le crois, oui. Car les conclusions auxquelles j’aboutis sont universelles. D’autres y sont d’ailleurs parvenus avant moi. James Baldwin, par exemple, qui voyait la race comme une « illusion », et considérait que nous nous détruirions nous-mêmes si nous l’envisagions comme réelle. Luther King, lui aussi, appelait à une société post-raciale au sein de laquelle la couleur de ses enfants serait hors sujet. Je m’inscris dans une longue tradition noire qui reconnaît l’existence du racisme… mais pas celle des races.

Vous appelez à « transcender » l’histoire tragique des Noirs américains. Comment transcender sans nier ?

T. C. W. : C’est tout l’enjeu ! Je ne minore pas l’abomination qu’a été l’esclavage, ni combien il hante encore les mémoires. Mon arrière-grand-père est né esclave ; ce n’est pas une histoire si ancienne… Nous avons le devoir de ne pas oublier ce passé mais, aussi, le droit et le devoir de le dépasser. Comment ? C’est la grande question… Peut-être faudra-t-il en passer par un geste symbolique – via le versement de réparations aux descendants d’esclaves peut-être, je ne sais pas – mais il faudra aussi surmonter cette histoire pour avancer et se réinventer.

Avez-vous pris position en faveur du mouvement Black Lives Matter après la mort de George Floyd, l’été dernier ?

T. C. W. : Je partage clairement les objectifs du mouvement : on doit demander des comptes à la police sur l’usage de la force. J’ai des souvenirs, enfant, de mon frère durement battu par la police. Ça marque… Mais je reste circonspect sur la rhétorique utilisée par Black Lives Matter. À commencer par ce slogan, qui peut laisser suggérer qu’il y aurait des vies essentiellement noires ou blanches, et que seules les premières importeraient. Toutes les morts importent ! Juste quelques chiffres : chaque année, 1 000 personnes perdent la vie lors d’une interpellation par la police américaine.

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Parmi elles, 250 Noirs. Ces derniers sont largement surreprésentés puisque les Noirs ne forment que 12,8 % de la population américaine. Mais n’oublions pas les 750 autres, eux aussi tués par la police… Il y a urgence à débattre de l’usage de la force par la police en général, et pas seulement de celle visant les Noirs. J’ajoute, au passage, que les 1 000 individus que je viens d’évoquer ont tous en commun le fait d’être pauvres. Vous ne trouvez jamais, parmi eux, d’avocats sortis de Harvard. Qu’il soit blanc ou noir…

À vous entendre, on appréhenderait trop les choses au travers de la couleur de peau et pas assez via le prisme de la classe sociale, c’est cela ?

T. C. W. : Clairement ! Je peux comprendre cet amalgame ; les dimensions – raciale et économique – se sont longtemps chevauchées. Pendant des siècles, être noir signifiait aussi être pauvre. Mais la société actuelle est infiniment plus complexe : une partie des classes moyennes noires s’en sort mieux, aujourd’hui, que les couches populaires blanches déclassées. Ayons, donc, un discours qui transcende l’idée de race pour parler inégalités.

Quand j’entends les militants antiracistes lancer aux Blancs – parfois très défavorisés – qu’ils jouissent du « privilège blanc », c’est inaudible pour eux… Résultat, ils votent Trump ! Idem en France avec les gilets jaunes qui, entendant cela, peuvent être tentés de lorgner vers le Rassemblement national.

L’été dernier, vous avez été l’un des initiateurs d’une lettre ouverte cosignée par plus de150 personnalités dénonçant la « cancel culture ». Cette tribune, publiée aux quatre coins du globe, a fait vivement polémique aux États-Unis. Pourquoi ?

T. C. W. : Juste une précision : le texte s’intitulait « A letter on Justice and Open Debate ». Nous n’utilisions pas le terme de « cancel culture » car cette expression était, à l’époque, instrumentalisée par Donald Trump qui l’utilisait pour discréditer ses opposants. Voilà pour la forme.

Sur le fond, nous dénoncions l’illibéralisme et les appels à la censure qui vont crescendo, tant à droite qu’à gauche. À droite, Trump assumait de vouloir réduire ses opposants au silence et, à gauche, une partie du camp progressiste appelait à « annuler » (cancel) ceux qui ne partagent pas leur point de vue sur le féminisme, l’identité, le genre, l’antiracisme, etc.

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Par exemple ?

T. C. W. : L’an dernier, par exemple, le responsable des pages Opinions du New York Times a dû quitter le journal après avoir publié la tribune d’un sénateur républicain prônant l’intervention de l’armée pour endiguer la violence des manifestations en réaction à la mort de George Floyd. Il lui a été reproché, par ce choix éditorial, d’avoir participé au discours suprémaciste blanc. Je pense à une autre controverse, tout aussi délirante, visant J. K. Rowling pour un tweet dans lequel elle s’étonnait qu’on parle désormais de « personnes ayant leurs règles », et non de « femmes » – et ce afin de prendre en compte les personnes transgenres.

On le voit bien, sur la question du genre, les grands paradigmes sont en train d’évoluer, et très rapidement. Et pourquoi pas, d’ailleurs. Simplement, donnons-nous le temps de débattre, de s’écouter mutuellement… On ne sait pas encore, sur ce sujet et sur bien d’autres, ce qu’est le vrai, le bien, le juste. Échangeons sans verser immédiatement dans l’anathème. On fait face, selon moi, à une nouvelle orthodoxie très inquiétante. Pas tant pour les personnalités riches et célèbres comme J. K. Rowling, qui ne seront pas « annulées » de sitôt. En revanche, nombre de nos concitoyens risquent, eux, de s’autocensurer petit à petit… Voulons-nous vraiment de cette société-là ?

Comment expliquez-vous l’émergence de la « culture de l’effacement » ?

T. C. W. : Tout s’est passé très insidieusement. Les universitaires n’ont pas tout de suite pris la mesure de ce qui se passait. Face aux étudiants les plus extrémistes, les profs se disaient : « Ils découvriront la” vraie vie” quand ils arriveront sur le marché de l’emploi. » Sauf que ces jeunes n’ont pas changé d’un iota et, une fois recrutés, sont parvenus à modifier de l’intérieur les médias, les institutions culturelles et les ONG.

Le contexte politique a joué aussi. Barack Obama avait suscité de vrais espoirs en arrivant à la Maison Blanche, notamment l’espoir d’une société post-raciale, et il a déçu. Les adolescents noirs ont continué, sous sa présidence, à être arbitrairement visés par la police. La déception a été à la hauteur de l’espoir suscité : immense. Cela a sans doute radicalisé une partie de la gauche américaine. L’arrivée de Trump a encore accentué les choses. Ses discours, à la limite du fascisant par moments, ont suscité l’effroi. En réaction, une partie de la gauche a considéré que tout était permis pour le contrer. Y compris les postures les plus radicales.

Ce phénomène durera-t-il ?

T. C. W. : Non, cette panique morale ne durera pas éternellement. Mais elle durera encore un bon moment. Je crois même que les choses empireront – que la population continuera de s’autocensurer – avant de finir par dire stop ! On sent d’ailleurs déjà poindre un début d’esprit critique chez les plus jeunes… Je suis pessimiste à court terme, mais optimiste à long terme. (Rires.)

Cette panique morale, comme vous dites, concerne-t-elle la France ?

T. C. W. : Oui, mais pas dans les mêmes proportions. Ici aussi la question s’est posée de savoir qui était autorisée à traduire la poétesse Amanda Gorman… L’autre jour, mon épouse – qui est journaliste – proposait à une universitaire d’écrire une tribune sur les discriminations raciales en France et cette dernière a refusé, considérant qu’elle ne le pouvait pas s’exprimer sur le sujet n’en étant pas elle-même – en tant que Blanche – victime ; ça c’est typiquement américain comme réaction ! Ce n’est pas étonnant, d’ailleurs : les réseaux sociaux, conçus par les Américains, répandent leur conception de la justice sociale.

Quel regard portez-vous sur l’universalisme français. Pourquoi est-il si vivement critiqué par la gauche américaine ?

T. C. W. : Il est perçu là-bas comme une domination des Blancs (une domination ne disant pas son nom), comme un idéal n’ayant jamais eu pour vocation d’inclure les Maghrébins, les Africains, les musulmans, etc. Les Américains assument, eux, une vision très « identitaire » des choses : l’organisation sociale résulte d’une compétition entre divers groupes pour le pouvoir, les ressources, la représentation, etc.

Je ne souscris pas à cette vision des choses ; pour moi, cela ne peut que renforcer les antagonismes. Je me retrouve beaucoup plus dans l’idéal républicain français, un idéal qui ne reconnaît pas la race, qui nous considère tous égaux devant la loi et nous amène à nous retrouver autour d’un socle de valeurs fondamentales. Je ne suis pas naïf, bien sûr : cet idéal républicain peine encore à se concrétiser, c’est indéniable, mais ce n’est pas une raison pour l’abandonner !

Sans surprise, votre dernier ouvrage a reçu un accueil très favorable en France, moins aux États-Unis…

T. C. W. : Oh là, oui (Rires.) ! Il a plutôt été salué par la critique française alors qu’il a fait débat aux États-Unis. Certains m’accusent de faire l’apologie de la suprématie blanche au motif qu’être aveugle aux races constituerait une nouvelle forme de racisme. On me traite d’élite hors sol vivant à Paris, d’intellectuel aspirant à « devenir » blanc. (Soupir.)

Fait-il mieux vivre en France ?

T. C. W. : Je ne me suis jamais posé la question en ces termes : j’ai fondé un foyer ici, ma compagne et mes enfants sont français, voilà ! Il est toutefois certain qu’être écrivain est mieux ici qu’outre-Atlantique. Là-bas, on ramène toujours tout à la carrière, le salaire, etc. Ici, il y a un vrai amour des idées, de la réflexion…

Revenons à votre enfance. Vous racontez, dans votre premier ouvrage, Une soudaine liberté. Identités noires et cultures urbaines, comme vous aviez tendance, adolescent, à surjouer votre identité noire. Pourquoi ce virage à 180 degrés ensuite ?

T. C. W. : Je pensais, à l’époque, qu’il y avait une manière « authentique » d’être noir. Cela signifiait bien danser, être un as en basket, mimer les rappeurs, etc. Je jouais à être un garçon noir à l’ère du hip-hop ! C’était ridicule, je sais, mais c’est tellement plus facile d’imiter des stéréotypes que de s’inventer en tant qu’individu. Heureusement, mon père – qui s’était hissé de son milieu modeste grâce à la lecture et les études – a fini par me transmettre sa passion pour la littérature et la philosophie… mais plus tard !

Puis, en intégrant l’université de Georgetown, je me suis lié à des étudiants avec qui je n’aurais jamais imaginé devenir ami auparavant. Cela interpelle, forcément. Je dois aussi cette mue intérieure à la découverte de certains auteurs. Notamment à Dostoïevski : je n’imaginais pas qu’on puisse décrire avec autant d’acuité des émotions qui me soient aussi familières. Tout d’un coup, j’ai compris que je partageais plus avec un auteur russe du XIXe siècle qu’avec ma bande de copains du lycée, bande dont je considérais partager « l’identité ». Ce qui, au passage, me conforte dans l’idée qu’on n’a pas besoin d’être une femme noire pour traduire Amanda Gorman !

La philosophie a-t-elle aussi joué un rôle dans cette mue ?

T. C. W. : C’est évident. La philosophie comme la littérature m’ont fait réaliser combien l’histoire était plus vaste que l’idée que j’en avais… et le monde plus complexe que ce que j’imaginais. J’ai, peu à peu, appris à devenir moi-même, à me libérer de la pression des autres, le fameux « on » du groupe qui sépare l’individu de lui-même et s’avère d’autant plus puissant qu’il ne s’incarne en personne en particulier.

Cela ne concerne d’ailleurs pas uniquement la communauté noire, mais tous les groupes. Sartre m’a aussi beaucoup marqué. Je me considère comme existentialiste : comme lui, je postule que l’existence précède l’essence. Je n’ai pas d’essence, pas d’identité figée. Je crois que l’on se réinvente continuellement.

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Thomas Chatterton Williams, en aparté

Ses dates

26 mars 1981 Naissance à Newark (États-Unis).

2010 Une soudaine liberté. Identités noires et cultures urbaines. L’ouvrage sera publié en français en 2019 (Grasset, 304 p., 20,90 €).

7 juillet 2020 Il publie une lettre ouverte sous-titrée « Notre résistance à Donald Trump ne doit pas conduire au dogmatisme ou à la coercition ». Le texte est publié dans plusieurs médias à travers le monde et suscite de nombreuses polémiques.

2019 Autoportrait en noir et blanc. Désapprendre l’idée de race publié en français en février dernier (Grasset, 224 p., 19,50 €).

♦ Un livre

Les frères Karamazov, de Dostoïevski

« C’est l’ouvrage le plus important à mes yeux car c’est vraiment celui qui m’a le plus ébranlé. Je devais avoir 19 ou 20 ans quand je l’ai lu et il m’a fait comprendre combien le monde était plus large que ce que je m’imaginais jusque-là, plus riche, plus débordant de vie que ce que j’avais cru. »

♦ Une Musique

Drake

« J’écoute des choses extrêmement diverses, tout dépend du moment, de mon humeur. Mais quand je regarde sur Spotify ce que j’ai le plus écouté cette dernière décennie, c’est clairement Drake. Pour moi, c’est le rappeur ; il est indépassable tout en restant très accessible. Il a vraiment un côté type du coin de la rue ! »

♦ Un Lieu

La Colombe d’or, à Saint-Paul-de-Vence

« Si je devais retenir un lieu, ce serait cet hôtel. L’établissement se trouve à quelques encablures de la maison, en ruine, que possédait James Baldwin dans le sud de la France. J’ai écrit un long papier sur cette maison pour le New Yorker en étant logé dans cet hôtel. Et, pour moi, ce lieu se rapproche d’une certaine forme de perfection… »

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